Un métier au service de la sécurité et du bien-être au travail
Mme Marono est chargée de mission en prévention des risques professionnels. C’est un métier qu’elle exerce dans l’entreprise des TCL (Transports en Commun Lyonnais) et plus particulièrement auprès des contrôleurs.
L’objectif principal de ce métier est d’éviter qu’une personne ne se fasse mal ou ne tombe malade du fait de son travail.
Le chargé de mission va regarder les règles de l’entreprise et vérifier qu’elles sont bien respectées au quotidien. Il faut aussi s’assurer de la sûreté des machines utilisées, que les salariés portent bien les équipements de protection…
C’est un métier qui est présent dans de nombreuses entreprises même si ce n’est pas obligatoire. En cas d’accident grave, l’inspection du travail vient vérifier si les règles ont été respectées ou non par l’entreprise ou par le salarié.
Chaque année, Mme Marono, va observer les personnes dont elle est responsable pour voir comment elles travaillent, quels sont les risques possibles… A la suite de cette visite, elle rédige une note qu’elle transmet à sa direction avec éventuellement des suggestions d’amélioration à apporter et une proposition de calendrier pour que le changement se fasse dans un temps raisonnable.
Elle se met au courant des nouvelles lois, règles liées au monde du travail ainsi qu’aux nouveautés technologiques. Exemple : utiliser un exosquelette ce qui permettrait d’éviter de fatiguer un employé.
Lorsqu’une personne visite l’entreprise,Mme Marono intervient pour que les déplacements se fassent en sécurité aussi bien pour le visiteur comme pour les travailleurs.
Toute personne récemment engagée passera devant la chargée de mission en prévention des risques professionnels afin d’avoir une formation en HSE (Hygiène Sécurité Environnement).
Mme Marono forme les managers afin qu’ils fassent à leurs salariés des dépistages réguliers et au hasard concernant la drogue et l’alcool. En cas de test positif, la personne passe en conseil de discipline et peut être licenciée.
Elle s’est formée en tant que sauveteur/secouriste au travail et, par conséquent, elle organise des formations aux gestes de 1 ers secours. La règle veut qu’il y ait 1 personne formée à ces gestes pour 20 salariés.
Mme Marono ne se destinait pas à ce métier. Elle envisageait plutôt un métier essentiellement scientifique et éventuellement devenir professeure de mathématiques. Après son baccalauréat en électronique elle a fait un BTS système électronique ce qui l’a amené à travailler dans une entreprise d’équipements électriques. C’est à cette occasion qu’elle s’est intéressée à l’aspect qualité (des produits, des conditions de travail). Elle a repris des études, en alternance, pour obtenir un diplôme Qualité, Sécurité, Environnement.
Elle a ensuite travaillé dans différentes entreprises : fabrication de béton, consoles électroniques…
Aux TCL il y a une vingtaine de personnes chargées de mission en prévention des risques professionnels pour 5 000 salariés. C’est un travail à la fois de bureau (plans d’action, fiches de prévention, comptes-rendus, statistiques d’accidents, enquêtes, rapports médicaux) mais aussi de contact : il faut savoir écouter, expliquer et convaincre les personnes à adopter les bons gestes. Ce qui n’est pas toujours facile. Un employé qui a un accident alors qu’il n’a pas respecté les règles de prévention peut en être tenu pour responsable.
En cas d’accident, la chargée de mission en prévention des risques professionnels doit analyser ce qui s’est passé afin que cela ne se reproduise pas.
Au niveau de ses conditions de travail, Mme Marono dispose d’un jour par semaine de télétravail.
Le salaire va d’environ 1 800 € net/ mois, à la sortie des études, jusqu’aux alentours de 3 500 € net/mois en fin de carrière.
Ses horaires sont variables car son entreprise travaille 7 jours/ 7 et avec une grande amplitude : tôt le matin, tard le soir. Il lui arrive donc de travailler de nuit ou durant le week-end car il faut qu’il y ait toujours une personne de son service sur place afin de pouvoir réagir en cas d’accident du travail (pour effectuer rapidement une déclaration).
Son temps de travail est de 37 h 30 par semaine. Les 2 h 30 supplémentaires qu’elle effectue sont transformées en jours de congés ce qui lui permet d’avoir 8 semaines de vacances par an.
Mme Marono insiste sur le fait que ce qui est important, avant tout, c’est d’être content de se lever le matin pour aller travailler.