Mr Bouyon, pompier professionnel
Mr Bouyon est sapeur- pompier professionnel à la caserne de Villeurbanne-Cusset.
Cela fait 20 ans qu’il exerce ce métier.
A côté de cela, sur ces temps de repos, il est également pompier volontaire à Sainte Julie.
A l’origine le sapeur est celui qui détruit un bâtiment, de la végétation…afin d’arrêter la propagation d’un feu. Pour éteindre un feu on utilisait, autrefois, des pompes manuelles. Le terme sapeur- pompier est l’association de ces 2 actions.
Au départ le sapeur-pompier était un militaire. Aujourd’hui en-dehors des pompiers professionnels de Paris et des marins pompiers de Marseille, les autres dépendent soit du ministère de l’Intérieur soit des collectivités locales (ex : départements).
Dans l’Ain, 392 communes sont ainsi reliées au SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) géré par le préfet et un Conseil d’Administration.
La répartition des pompiers sur le territoire s’effectue selon la densité de la population. Il y a, ensuite, le choix de placer soit des pompiers professionnels soit des volontaires.
Dans les campagnes l’essentiel des pompiers sont des volontaires avec quelques professionnels alors qu’en ville il y a essentiellement des pompiers professionnels.
Exemple, dans l’Ain : 2 369 pompiers volontaires (dont 25 % de femmes) pour 349 pompiers professionnels.
Les femmes sont encore peu nombreuses : à la caserne de Villeurbanne sur 90 personnes il n’y a que 2 femmes. Mais il y a une progression en France et elles sont encouragées à pratiquer ce métier.
Les femmes sont pour l’instant plus présentes (60 %) dans les personnels administratifs et techniques.
Du passé militaire il reste le port de l’uniforme, les grades et l’obligation d’avoir des cheveux courts (c’est aussi une sécurité : les cheveux peuvent prendre feu facilement).
Devenir pompier est une vocation : il faut avoir envie d’aider les autres. La lutte contre les incendies ne représente que 10 % des interventions. L’essentiel concerne les accidents (de la route, domestiques…), les malaises...
Il y a 3 façons pour intégrer les pompiers :
- Jeunes Sapeurs- Pompiers (JSP), à partir de 11 ans. Les mercredis après -midis, durant les week - ends la formation s’étale sur 4 ans : apprentissage des grades, de la hiérarchie, maniement du matériel.
-Sapeur- pompier volontaire à partir de 16 ans : il faut fournir un CV, une lettre de motivation mais surtout avoir une bonne condition physique pour passer les épreuves sportives. Par la suite il y aura des stages réguliers
-Sapeur- pompier professionnel : à partir de 18 ans, avoir au minimum un Brevet des Collèges ou un CAP ou un BEP. Il faut réussir le concours (épreuves de français et de mathématiques) ainsi que les épreuves sportives (natation, endurance, parcours). Il y a un entretien individuel ensuite. En cas de réussite il faudra suivre 4 mois de formation pratique et théorique. Les places sont peu nombreuses alors qu’il y a beaucoup de demandes.
Le mieux est de consulter le site de la Fédération Nationale des Sapeurs- Pompiers de France ou celui du ministère de l’Intérieur pour connaître le nombre de postes disponibles et les endroits.
Il est possible de devenir pompier professionnel si on a été, au minimum, pendant 3 ans pompier volontaire.
Le sapeur-pompier peut se spécialiser : dans les risques chimiques et bactériologiques, comme plongeur, être dans une équipe cynotechnique ou dans le GRIMP (Groupe de Recherche et d’Intervention en Milieu Périlleux : escalade, spéléologie…)
Le sapeur- pompier volontaire peut choisir entre les interventions liées aux incendies ou celles concernant l’aide aux personnes (Secours d’Urgence Aux Personnes= SUAP) alors que les pompiers professionnels n’ont pas ce choix.
D’une manière générale, les officiers organisent les secours alors que les sous-officiers et les sapeurs sont directement sur le terrain où ils travaillent en binôme.
Mr Bouyon précise que le sapeur- pompier porte un équipement de protection individuel (EPI) adapté aux interventions : veste pour lutter contre le feu, casque…
L’emploi du temps du sapeur-pompier professionnel : appel, le matin, au garde à vous et répartition des tâches à effectuer. Entraînement sportif : courses, montées à la corde… Entraînement théorique et pratique (manœuvres). Il faut aussi faire un inventaire du matériel, son entretien ainsi que celui de la caserne.
Les repas à la caserne sont l’occasion d’échanger sur des moments difficiles mais aussi de partager des instants de convivialité.