MIDIS DE CLAUDEL

Midis de Claudel: Chargé d'insertion professionnelle

Par OLIVIER CHANU, publié le mercredi 7 mars 2018 22:25 - Mis à jour le mercredi 7 mars 2018 22:29

C’est un métier aussi bien masculin que féminin.

C’est un métier social ce qui implique d’être à l’écoute des autres, d’être patient, compréhensif. Il faut veiller à ne pas porter de jugements, avoir des préjugés.

L’objectif de ce métier est d’aider une personne à trouver un emploi soit parce qu’elle se reconvertie (= change de profession), soit parce qu’elle sort de prison, qu’elle est handicapée, étrangère…

Au départ le chargé d’insertion doit établir un diagnostic concernant la personne qui recherche un emploi : quelles sont ses compétences ? ses diplômes ? son parcours professionnel ?...

Il s’intéresse également à des éléments comme le logement (la personne a-t-elle une adresse fixe ?...), l’état de santé, la mobilité (la personne a-t-elle le permis de conduire ? un véhicule ?), l’accès à des droits (peut-elle bénéficier d’aides particulières ?)…

Le chargé d’insertion peut travailler à Pôle Emploi, dans les Missions locales (qui s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans), dans des associations, dans des centres de formation.

Il peut aussi travailler dans les Ecoles de la 2 ème chance.  Il y a environ 110 établissements en France. Il n’y en a pas pour l’instant dans l’Ain mais 2 se trouvent à Lyon. Elles accueillent des personnes entre 18 et 25 ans n’ayant pas de diplôme qui durant 8 mois vont alterner des stages en entreprise et des remises à niveau dans certaines matières.

Le chargé d’insertion doit connaître l’activité économique du territoire sur lequel il travaille : quelles sont les entreprises présentes ? celles qui recherchent du personnel…

Pour cela, il peut compter sur Pôle Emploi, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), l’INSEE mais aussi sur ses connaissances personnelles liées à ses rencontres lors de forums, auprès des entreprises… C’est un travail qui se fait en équipe et qui nécessite de se déplacer régulièrement sur un espace précis.

Le temps de travail est de 25 h/ semaine. Il n’y a pas de travail le week-end.

La personne est libre de s’organiser comme elle l’entend au quotidien mais elle a des objectifs à réaliser : nombre de personnes suivies, nombre de personnes qui ont trouvé un emploi.

Ce métier permet de rencontrer des personnes très différentes.

A l’inverse c’est un métier qui peut s’avérer usant par rapport aux situations rencontrées.

Il n’y a pas de diplôme de chargé d’insertion professionnelle. C’est un métier qui nécessite d’avoir un Bac et 2 à 5 années d’études universitaires (soit en sociologie, en psychologie, en droit, en économie).

Une expérience dans le bénévolat, notamment auprès de personnes en difficultés, est un avantage pour le recrutement.

Le salaire débute autour de 1 300 €/ mois (net) et monte jusqu’aux alentours de 2 000 €.

Mme Suder, que nous remercions pour son intervention, a laissé un document concernant ce métier. Il sera consultable au CDI et un autre exemplaire se trouvera auprès de la COP.